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Vous souvenez-vous encore de votre première fois-là ?


Non, je ne parle pas de LA  première fois, mais de la première fois que vous avez consulté Internet. Moi, je m’en souviens comme si c’était hier. C’était en 1995. J’étais assis dans le local informatique de la Vlerick School (qui se trouvait encore à l’époque dans la tour UCO à Gand). À côté de moi se trouvait mon jeune assistant Kristof De Wulf (devenu entre-temps l’un des associés de la florissante entreprise InSites). Ce dernier m’expliquait comment faire des recherches sur le web (le terme « surfer » n’était pas encore en vogue). Je pense que le premier moteur de recherche s’appelait Mosaïc. Il n’était pas encore question de Yahoo ou Google. Je trouvais fantastique de pouvoir fureter dans la bibliothèque du Congrès américain à Washington tout en étant à Gand.

Ensuite, tout s’est enchaîné très rapidement.

Internet a fait la couverture de Business Week. L’économie virtuelle perçait au grand jour. Notre approche de l’Internet était basée sur le même modèle que celui auquel nous étions habitués dans l’économie  « briques & mortier » : il était simplement considéré comme une sorte de vitrine numérique pour les entreprises. L’Internet était né par et pour les entreprises. Jusqu’à ce que, en 2001, la bulle Internet explose et que la confiance dans l’intérêt commercial d’Internet connaisse son point le plus bas.

Et ce fut alors au tour de la deuxième vague (ou plutôt du tsunami) : le Web 2.0. Ce furent plus les entreprises, mais Pierre, Paul et Jacques, c’est-à-dire monsieur tout-le-monde, qui prirent possession de l’Internet. Cette tendance a connu une accélération fulgurante avec l’arrivée de Facebook, Youtube, Netlog, LinkedIn et plus récemment Twitter. Et celui qui pense que Facebook a atteint son plafond, doit savoir qu’il compte 8 nouveaux membres chaque seconde.

Dans le cadre de son séminaire « How to be a successful conversations manager » (cf. www.dmupdate.be), Steven Belleghem d’InSites déclare que l’apprentissage de ces médias sociaux exige au moins trois types de changements dans nos entreprises :

1.      Les changements personnels : les marketeurs doivent modifier leur comportement et même utiliser activement les médias sociaux (selon une étude d’InSites, à peine 8 % des marketeurs le font actuellement). Et ce, que ça leur plaise ou non.

2.      Les changements organisationnels : nous devons rompre les structures en silo.

3.      Les changements culturels : les entreprises doivent être ouvertes et honnêtes dans leur façon de communiquer, car selon Steven, la vérité finit toujours par éclater tôt ou tard (posez la question à Stijn Stijnen).

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